Le peuple de la forêt





photo Claudia Andujar, série "Identités Wakatha u", 1976









Photographies et texte en français extraits de Yanomami, l'esprit de la forêt, Bruce Albert et Davi Kopenawa, éd. Fondation Cartier pour l'art contemporain, 2003.


"Tant par son engagement qu'à travers son oeuvre, Claudia Andujar a joué un rôle fondamental dans la reconnaissance par le gouvernement brésilien du territoire yanomami. Installée au Brésil en 1956, elle entreprend un travail documentaire sur les indiens Carajà. Au début des années 1970, elle rencontre les Indiens Yanomami en Amazonie et décide alors de se consacrer uniquement à ce groupe. Membre fondateur de l'ONG Comissao Pro-Yanomami (CCPY), Claudia Andujar a realisé l'oeuvre photographique la plus importante qui soit dédiée aux Yanomami - portraits, scènes de vie ou de sessions chamaniques.
Elle est témoin en 1975-76 de l'un des événements qui ont décimé la population yanomami - la construction, par la suite abandonnée, de la route Perimetral Norte - et abandonne alors provisoirement la photographie pour apporter son aide aux postes de santé. Elle garde de cette période, ainsi que de l'invasion du territoire yanomami par les chercheurs d'or, au cours des années 1980, une émouvante série de photographies témoignant des conséquences souvent désastreuses du contact avec les Blancs. 
Ses photographies récentes renvoient par des jeux de superpositions d'images, au travail de la pensée chamanique qui opère par absorptions et métamorphoses multiples."


photo Claudia Andujar, série "Rêves, La Chute du Ciel", 1976-2002



Photographs and text from Yanomami, l'esprit de la forêt, Bruce Albert et Davi Kopenawa, éd. Fondation Cartier pour l'art contemporain, 2003. 
I translated the following part of text for this webpage.

Claudia Andujar, a Bresilian photographer, played a fundamental role in the recognition process of the Yanomami territory by the Bresilian government. When she moved to Sao Paulo in 1956, she started on a documentary work about Carajà Indians. In the early 70's, she met Yanomami Indians in Amazonia, hence decided to dedicate her entire work to this community. She founded an NGO, the CCPY, Comissoa Pro-Yanomami, and produced the largest documentation dedicated to Yanomami - portraits, daily life scenes, chamanic sessions. 

In 1975-76, she was an eyewitness of what has been one of the most devastating projects for the Yanomami population - the building of the Perimetral Norte road, later abandonned-, when she stopped photography in order to give help in the health centers. From this time and also from the gold rush in the 80's, she held on a beautiful and moving serie of photographs showing the often desastrous consequences of contact with white people. 
Her recent photographs playing with overlaping images, tell about the chamanic thinking processes, which involve absorption and metamorphosis.